L'Assassin Royal ~ Robin Hobb
(également paru sous le titre : La Citadelle des Ombres)
Résumé :
Au
royaume des Six-Duchés, le prince Chevalerie, de la famille des
Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur
caractère - renonce à son ambition de devenir
Roi-Servant en
apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune
bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du
maître d'écurie
Burrich. Mais le Roi Subtil impose bientôt que Fitz
reçoive, malgré sa
condition, une éducation princière. L'enfant
découvrira vite que le véritable dessein du monarque est
autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des
Pirates Rouges mettent en péril la
contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne
tient qu'à un
fil : celui de sa lame...
Critique :
Si
vous aimez les romans qui font la part belle à la psychologie
des personnages, jetez-vous sans attendre
sur ce
cycle, qui se divise en deux séries (séparées par un
intervalle de quinze ans) racontées à la
première personne par un seul et même héros.
Ce qui retient l'attention, dès
les premières pages, c'est le style fluide, d'une
élégance éblouissante, d'où les
sentiments jaillissent avec force et authenticité ; on appréciera d'ailleurs l'excellent travail de traduction d'Arnaud Mousnier-Lompré.
Au coeur de l'histoire, on trouve le cheminement de Fitz, de l'enfant
bâtard, assujetti à la couronne, à l'homme
mûr confronté aux conséquences d'une vie de
secrets. Mais L'Assassin Royal, c'est aussi un univers politique riche
et cohérent, des magies auxquelles on voudrait croire, des
personnages d'une profondeur et d'une
crédibilité rares, des passages dramatiques
intenses, jamais mélo... que demander de plus
? Il est vrai que la lenteur de l'action pourrait rebuter voire
dégoûter certains lecteurs ; quant à ceux que cela
ne dérange pas, ils seront tout simplement
envoûtés. Elysta