Les Derynis ~ Katherine Kurtz
Résumé :
Dans l'excitation d'une chasse à courre,
le roi Brion d'Haldane sent une main invisible lui broyer le cœur. En
apparence, il a eu un malaise mortel. Mais quelqu'un, dans l'ombre, travaille à
l'extinction de sa lignée, à la subversion de son royaume, à l'asservissement
de son peuple. Kelson, le jeune
fils du roi, se retrouve seul pour recueillir son héritage. Les assassins ont
le champ libre : des couloirs secrets d'une citadelle de pierre aux cryptes
enchâssées dans les sous-sols d'une cathédrale, ils vont tuer des innocents,
violer des sépultures, évoquer des monstres... Jusqu'au réveil
des Derynis, ces sorciers craints et haïs pour leurs pouvoirs magiques,
pourchassés par l'Église, mais fidèles au roi et au royaume, et capables
d'aller jusqu'à la mort pour défendre leurs idéaux..
Critique :
Ah,
les Derynis... un cycle entamé en 1970, une autre de ces sagas fleuves dont certains auteurs de
fantasy ont le secret... comme la Ballade de Pern ou la Romance de
Ténébreuse, on ne compte plus les livres reliés
à l'univers de Katherine Kurtz.
On ne compte plus non
plus les auteurs qui ont pu être inspirés par ce style
qu'on pourrait presque qualifier de "capes et d'épées"
relevé d'une touche de fantastique. On est très proche
d'un roman historique compte tenu du peu d'inventivité de
l'univers décrit. Pour autant, ces livres ne sont pas mauvais,
loin de là : les personnages sont attachants, assez
fouillés, les intrigues plutôt bien emmenées, le
style tout à fait honorable... on baigne dans une
agréable ambiance de complots politico-religieux, avec en toile
de fond la question de l'intolérance et du racisme.
Une
bonne lecture pour quelqu'un qui débuterait en fantasy. Pour un
voyageur rôdé aux sentiers des mondes imaginaires, elle
risque en revanche de paraître un peu fade en comparaison
d'horizons plus envoûtants, comme ceux de Martin ou de Hobb.
Elysta