Perdido Street Station ~ China Miéville
Résumé :
Nouvelle-Crobuzon: une métropole tentaculaire et exubérante, au cœur
d'un monde insensé. Humains et hybrides mécaniques y côtoient les
créatures les plus exotiques à l'ombre des cheminées d'usine et des
fonderies. Depuis plus de mille ans, le Parlement et son impitoyable
milice règnent sur une population de travailleurs et d'artistes,
d'espions, de magiciens, de dealers et de prostituées. Mais soudain un
étranger, un homme-oiseau, arrive en ville avec une bourse pleine d'or
et un rêve inaccessible: retrouver ses ailes. Isaac Dan der
Grimnebulin, savant fou et génial, accepte de l'aider. Mais ses
recherches vont le conduire à libérer une abomination sur la ville tout
entière...
Critique :
Si
vous en avez assez des séries de 120 tomes, des histoires de
kitchen boys, des novélisations de jeux de rôle et des
resucées du Seigneur des Anneaux, si vous aspirez à une
fantasy différente, une fantasy qui ouvre l'esprit, laissez-vous
tenter par Perdido Street Station...
On l'aura compris, ici, le dépaysement est garanti. Le monde qui
s'esquisse autour de Nouvelle-Crobuzon regorge de trouvailles,
témoignant de l'imagination riche et féconde de China
Miéville, une imagination mise au service de
l'évasion mais pas seulement... car les thèmes
abordés questionnent le monde moderne : quête de la
démocratie, liberté d'expression, dérives et
dangers d'une "science sans conscience", accointances des réseaux mafieux avec la sphère politique, amours
mixtes exposées à l'intolérance...
Au-delà des sujets sous-jacents, on appréciera
l'histoire, tout simplement, sans temps mort, d'abord ancrée
dans la vie quotidienne des personnages, puis dans l'action, le danger.
Tout ceci porté par un style inspiré
qui révèle toute sa puissance évocatrice
lorsque Yagharek devient le narrateur, ou bien lorsque la Fileuse entre
en scène...
Simplement éblouissant...
Elysta