Titre original
 
The Dreamthief Daughter

Pour en savoir plus
Moorcock's Miscellany


La Fille de la Voleuse de Rêves ~ Michael Moorcock

Résumé :

Faites oeuvre du diable : telle est depuis trois siècles la devise des von Bek... 1933 ; la folie meurtrière nazie s'empare de l'Allemagne. Retiré dans son fief, le dernier des Bek n'en est pas à l'abri. La légende veut que sa famille détienne d'illustres objets de pouvoir qui suscitent la convoitise des nouveaux maîtres : le Saint-Graal, depuis l'épopée du «Chien de guerre», l'épée noire ancestrale Ravenbrand. Viennent s'en emparer le major SS Gaynor von Minct et son lieutenant Klosterheim... Sur un autre plan du Multivers, une armée de la Loi conduite par la duchesse dévoyée Miggea assiège la cité de Tanelorn. Elric, le dernier empereur sorcier de Melniboné, doit combattre pour garder la possession de son épée Stormbringer, la dévoreuse d'âmes. Elric, Ulric : ne sont-ils pas deux incarnations du même champion éternel ? Ne doiventils pas s'unir intimement pour espérer vaincre dans une guerre qui met en jeu l'existence même de toute chose ?

Critique :

En fantasy, les cycles de Moorcock s'entrecroisent et se complètent pour former une vaste tapisserie, celle du Champion Eternel, héros intemporel dont les multiples avatars évoluent dans des milliers de mondes et d'époques différents... et c'est avec la Fille de la Voleuse de Rêves que s'ouvre la partie finale de cette saga.

On pourrait s'amuser à comparer le Moorcock d'aujourd'hui avec celui qui engendra Elric, Hawkmoon, Corum ou encore Erekosë en leurs temps. Les thématiques principales se retrouvent, l'esprit est toujours aussi vif, critique, le style est moins précipité, plus mature, avec un sens théâtral toujours aussi marqué, mais peut-être mieux maîtrisé. Les amateurs trouveront ici un voyage dépaysant, original, une fantasy décalée et inventive flirtant avec un univers terriblement sombre et inquiétant : le nôtre... car ce sont cette fois nos propres monstres que des héros venus d'autres mondes doivent combattre... inversant ainsi le schéma classique de la fantasy.

Du tout bon, du très bon. On peut d'ailleurs se demander POURQUOI L'Atalante n'a toujours pas fait traduire et publié les deux tomes suivants, The Skrayling Tree et The White Wolf's Son... édités depuis longtemps dans la langue de Shakespeare.

Elysta



Edito

Repères

Livres

Citations

Liens

Recherche